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66 articles avec autour de metz

Et la République dans tout cela ?

Publié le par Julien Freyburger

Ce titre un peu curieux traduit un sentiment de malaise perceptible chez certains élus de l'opposition de Maizières-lès-Metz depuis quelque temps.

"Pourquoi ? " seriez-vous en droit de me demander, sachant que la vie municipale de notre point de vue se déroule dans de bonnes conditions. Nombreux, en effet, sont les Maizièrois qui me font part de leur envie de voir les choses changer dans la commune, parmi lesquels une part significative de citoyens qui ne se sont pas exprimés en faveur de la liste que je conduisais en 2008. Je n'étais pas encore assez connu de tous et, surtout, il fallait un peu faire ses preuves ! Une attente en somme légitime. Et je m'efforce, avec l'aide très précieuse de mes collègues du Conseil et de mes amis, d'y répondre.

Pour revenir au sujet initial, ce malaise persistant est lié à des attaques réitérées à l'encontre d'institutions républicaines, proférées par le premier magistrat de ma commune. Ainsi, quand un rapport de la Chambre régionale des Comptes ne lui convient pas, il déclare "s'asseoir dessus" (sic) ! Nul doute que ce type de propos très constructif est de nature à contenter l'homme d'Etat qui assume avec virtuosité la fonction de Premier président de la
Cour des Comptes, Philippe Séguin...

Que ce dernier soit rassuré car il n'est pas le seul à avoir subi les foudres verbales de l'édile mal inspiré. Le Préfet de la Moselle et de la Région Lorraine, Bernard Niquet, vient de se voir qualifié de "préfet militant". Convenons que cette épithète excède la fonction dévolue au représentant du gouvernement dans le département.

Au-delà de ces paroles qui, à l'instar de bien d'autres, s'envolent, qu'il me soit permis d'exprimer ce malaise suite à des déclarations aussi maladroites qu'inopportunes. A moins qu'elles ne soient l'expression d'une certaine malignité ?

Peu importe dans le fond car ce type de propos ne fait avancer aucune cause et ne sert en aucune façon la République, notre Bien commun, dont l'existence repose sur les citoyens et les institutions qui la servent.

Publié dans Autour de Metz

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"Le porte-plume et son souteneur"

Publié le par Julien Freyburger

Le contexte mérite d'être explicité : la ville de Maizières-lès-Metz a lancé il y a quelques années un ambitieux projet de construction d'un nouveau conservatoire, l'actuel bâtiment tombant en ruine, auquel doivent être adossés deux espaces : l'un voué aux activités périscolaires, l'autre aux initiatives socio-culturelles. Jusque-là, rien à redire tant les besoins à l'échelle de la commune sont nombreux en la matière.

Récemment, des avenants ont été soumis au Conseil municipal, parmi lesquels plus de 100 000 euros de béton et de ferraille supplémentaires justifiés dans le rapport présenté par la complexité de l'opération. Ceci alors que le chantier touche à sa fin. Bien que leur montant global soit très important, je ne me suis pas inquiété outre mesure de la survenance de ces avenants, eu égard à l'ampleur de cette entreprise qui avoisine la somme de 9 millions d'euros et conformément à la présomption de bonne foi du décideur public par ailleurs maître d'ouvrage.

La situation se trouve néanmoins quelque peu compliquée quand plusieurs riverains de la nouvelle construction attirent l'attention des élus de l'opposition sur l'apparition d'un "jour" significatif entre deux grands panneaux de béton. D'autant que cette information corrobore plusieurs témoignages dont nous avons été destinataires au cours de ces derniers mois.


Une remarque s'impose naturellement à ce stade : il est bien évident que si l'opposition municipale est informée par diverses sources de cette situation ou, tout du moins, de ces interrogations, la majorité en place l'est a fortiori. Le contraire est absolument inconcevable, d'autant que le quotidien régional, en l'occurrence le
Républicain Lorrain, est lui-même mis au courant de l'affaire.

Peu de personnes possèdent les connaissances techniques nécessaires à une compréhension satisfaisante du sujet, encore moins à une explication rationnelle du phénomène. D'où les questions tout à fait légitimes posées par la population qui, en plus du "droit" de financer le bâtiment par ses impôts, a le droit de savoir.

Face à cette attente normale, l'attitude de la municipalité consiste à ne rien dire et même à ne pas répondre promptement aux appels du pied de l'opposition et de la presse.

Quel en est le résultat ? Un article sur le sujet mettant en avant des "interrogations" et, par ailleurs, des questions sur le sujet émanant de plusieurs élus au cours de la réunion du Conseil municipal.

Quelle est la réaction du maire ? Sous le couvert de la lecture d'une télécopie d'un intervenant important du chantier, il met de façon éhontée en cause la presse et l'opposition qualifiées ensemble de "porte-plume et son souteneur", allant jusqu'à parler de volonté de nuire.

Or, aucune volonté de nuire en la matière, ni au projet ni aux entreprises qui font leur travail, bien au contraire ! Simplement le résultat de la nonchalance du premier magistrat qui ne juge pas utile de répondre à quelques questions sérieuses liées à une construction de près de 9 millions d'euros. Ni plus ni moins.

Publié dans Autour de Metz

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Vous avez dit "démocratie participative" ?

Publié le par Julien Freyburger

L'expression, popularisée par la candidate Royal à l'élection présidentielle, a de quoi séduire. Le concept, bien qu'un peu vague à mes yeux, n'en est pas moins intéressant.

Je ne suis pas le seul, loin de là, à m'en être aperçu puisque aucune enceinte démocratique, aucun débat digne de ce nom, ne saurait aujourd'hui se passer de ces deux mots magiques. Pas un édile, de droite ou de gauche, pour faire fi de cette démocratie participative qui fleure bon la citoyenneté active, l'échange, l'ouverture.

Qu'en est-il réellement ? A n'en pas douter, cette idée populaire doit trouver à s'appliquer de façon satisfaisante par endroits quand ceux qui impulsent le mouvement sont sincères et véritablement engagés. Bref, lorsqu'on n'use pas de faux-semblants.


Je ne sais ce que donnera la démocratie participative selon la nouvelle municipalité messine, qui a créé des comités de quartier, un conseil économique et social local, un conseil municipal des enfants et un conseil local de la vie étudiante.


S'agissant de ma commune, Maizières-lès-Metz, mon avis est nettement plus tranché. D'abord parce que je me suis intéressé à ce sujet que le maire utilise à tout bout de champ. Que l'on participe à une manifestation ou à une séance du conseil municipal, qu'on lise la prose municipale dans le journal de la commune ou sur son site Internet ou que l'on écoute religieusement la parole officielle diffusée sur la télévision locale, on ne peut échapper à l'expression magnifiée par le premier magistrat de "MLM".

Pour quelle réalité ? A dire vrai, bien peu de choses. Et l'élu maizièrois fier de sa commune que je suis l'est nettement moins quand il se doit de répondre à cette question. Le conseil municipal des enfants créé il y a quelques années a disparu sans laisser d'adresse après une durée de vie malheureusement très courte. Quant aux conseils de quartier, contrôlés qu'ils sont par une majorité municipale qui a inventé la vidéo-surveillance sans vidéo, ils ont une vie si intense que le maire est bien en peine de nous fournir ne serait-ce qu'un embryon de début de rapport d'activité. Mais il s'engage à y remédier dans les meilleurs délais... les paroles n'engageant que ceux qui les reçoivent !

Comprenez-moi. A l'aune de ce qu'un citoyen et élu maizièrois peut être amené à connaître en matière de démocratie participative, que le doute et quelques questions légitimes soient permis.

Publié dans Autour de Metz

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