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Illusoire "normalité", vraie calamité... et maintenant ?

Publié le par Julien Freyburger

Le titre de ce billet doit être envisagé dans son ensemble. Il y a d'abord le constat - d'étape pour ne heurter personne - de l'impuissance de l'exécutif, de son absence totale de vision et de volontarisme, de son impréparation criante face aux problèmes qui plombent notre pays. Les Français n'ont pas besoin de grands développements en la matière, il suffit d'ouvrir les yeux, ce qui ne demande aucun effort, et constater combien les impôts ont augmenté, les entreprises sont entravées, la paupérisation de la population suit son cours et le sel de la France (et de l'Europe) se dilue dans une perte de repères, d'autorité et de confiance.

 

Face à cela, le Président de la République, son Gouvernement et sa majorité se sont fait les adeptes de la méthode coué, répétant à l'envi que demain, tout ira mieux, l'oeil rivé sur les chiffres de la croissance et du chômage dont on sait que les courbes ne vont pas dans le même sens. Des mesures cosmétiques sont prises parallèlement aux prières et aux incantations destinées à conjurer le mauvais sort pourtant entretenu par la politique suivie. Le pays est asséché, la dépense publique dopée, l'initiative et l'innovation remisées au sein de ce paradis de la "normalité" qui marginalise chaque jour un peu plus la France et les Français.

 

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire que le pays est à ce point abaissé. Il a le ressort nécessaire pour surmonter cette bien mauvaise passe car la Nation ne manque ni de ressources ni de talents qui n'attendent d'ailleurs pas la politique, et encore moins les politiques, pour s'exprimer, se dépasser et gagner. 

 

Ce qui fait défaut aujourd'hui, c'est l'envie collective, cette volonté sourde mais bien réelle de trouver des solutions, inventer, innover pour permettre le progrès, quel que soit le domaine dans lequel il s'exprime. Pourtant, cette capacité s'accommode fort bien de l'adjectif "français". C'est principalement là que la/le politique doit intervenir pour ouvrir la voie et tracer de vraies perspectives. Dans une grande démocratie parlementaire, au sein de la République, l'opposition nationale se doit de réfléchir et de proposer, d'apporter une vision de l'avenir qui transcende les trajectoires personnelles, si légitimes soient-elles. C'est notamment la fonction de la première formation politique nationale d'opposition qu'est l'UMP. Or, force est de constater, à regret (provisoire, je l'espère), qu'elle ne remplit pas correctement ce rôle aujourd'hui.

 

Dans ma vie d'élu engagé, qui prend plaisir à aller au-devant de ses concitoyens, je réalise que par-delà la colère de beaucoup, il y a une attente forte d'autre chose. La tentation est grande, au vu des difficultés rencontrées, de se laisser séduire par des idées et concepts simples, trop simples pour être réellement honnêtes. C'est peu dire que la pression est forte et le regard exigeant. C'est pour cela qu'il faut s'engager, le faire totalement et tout faire pour que renaisse l'espoir qui ne supportera plus d'être déçu.

Publié dans En France et Ailleurs

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L'UMP doit être le grand rassemblement républicain, populaire, responsable et social dont la France a besoin

Publié le par Julien Freyburger

A un moment où beaucoup regardent vers le sommet, qu'il représente le leadership de l'opposition ou la possibilité d'incarner ses couleurs à la prochaine élection présidentielle, je préfère me tourner vers les valeurs et les idées que l'UMP se doit de défendre devant les Français.

 

La grande majorité des Français en a conscience : le tandem de l'exécutif formé de Messieurs Hollande et Ayrault, le Gourvernement qu'ils tentent de diriger et la base parlementaire dont ils soignent les états d'âme sont complètement dépassés par l'ampleur de la tâche à accomplir et ne cessent de décevoir jusqu'au coeur de leur électorat historique. Qu'elles sont loin les envolées lyriques de la campagne du printemps 2012, porteuses d'un espoir très vite éreinté par l'âpreté de la crise et la violence des enjeux, complètement sous évalués par des socialistes qui voulaient avant toute chose prendre leur revanche sur Nicolas Sarkozy.

 

Oui, le hollandisme est à la politique ce qu'une légère brise est à un feu de forêt : il semble calmer le jeu avant de déclencher la fureur des éléments. La (très) courte vision du pouvoir en place n'est même pas en mesure de rassurer momentanément tant il faut répondre vite et fort aux défis économiques et sociaux qui nous sont lancés. Le chômage, la dette et les déficits publics sans parler des dépenses de la Nation... tous les clignotants sont au rouge. C'est tout de suite qu'il faut réduire la voilure des dépenses et réformer notre organisation politico-administrative. C'est tout de suite qu'il faut réduire les charges qui pèsent sur le monde de l'entreprise et donc sur les embauches. C'est tout de suite qu'il faut encourager fortement l'innovation et la compétitivité. Or, les mesures prises sont au mieux des succédanés de solutions, au pire des facteurs aggravants.

 

Non, l'opposition et particulièrement sa force centrale, l'UMP, ne réussiront pas en misant uniquement sur les carences de la majorité actuelle. Il serait très risqué de croire que l'insuccès des uns fera la réussite des autres. Il faut faire mieux, beaucoup mieux, en proposant une alternative sérieuse et solide aux errements des socialistes au pouvoir. Pour cela, l'UMP doit être le grand rassemblement républicain, populaire, responsable et social dont la France a besoin. Elle ne le pourra qu'en reconquérant le coeur des Français et particulièrement de tous ceux qui constituent les classes moyennes, au sens large du terme, c'est-à-dire tous ceux qui sont trop "riches" pour être soutenus d'une quelconque façon et pas assez pour pouvoir vivre correctement.

 

Pour y parvenir, il faut une mobilisation générale de la base au sommet et mettre de côté les querelles d'égo, les petites phrases à destination des médias et certaines propositions fantaisistes destinées à "faire le buzz". Il faut mettre du coeur à l'ouvrage et avoir conscience du degré d'attente et de colère des Français que de simples effets d'annonce ne suffiront certainement pas à calmer. En deux mots : au travail !

Publié dans En France et Ailleurs

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L'exercice du pouvoir par le PS : faible mais pas humble

Publié le par Julien Freyburger

Chaque jour apporte son cortège de nouvelles préoccupantes : chômage en hausse vertigineuse, déficits publics abyssaux, dépenses publiques incontrôlées, plus haut niveau de prélèvements de toute l'histoire contemporaine de notre pays et croissance en berne voire négative en 2013... Un cocktail explosif qui ne semble pas émouvoir outre mesure le couple exécutif qui tente de gouverner la France. La période d'essai dure depuis presque un an et, pour l'heure, n'est guère concluante si l'on veut conserver un ton mesuré. Mais si l'on tend l'oreille, on s'aperçoit que Jean-Marc Ayrault s'estime satisfait de sa première année passée à l'Hôtel Matignon. On n'est pas loin de l'exercice d'autopersuasion devant un peuple qui souffre, médusé par tant d'assurance aveugle.
 

Dans le même temps, on assiste à des scènes dignes d'un régime autoritaire, à l'instar de l'enlèvement manu militari par le maire PS d'Hayange (appliquant certainement une consigne de l'appareil socialiste) de la plaque commémorative de l'impuissance et des effets de manche électoraux d'un François Hollande suscitant de faux espoirs auprès des sidérurgistes, le tout depuis le toit d'une camionnette.


Toujours dans le même temps, le projet Skylander prend malheureusement l'eau et ne verra jamais le jour à Chambley, la terre promise du président PS du Conseil régional de Lorraine. Et l'initiateur du projet affirme dans un propos parfaitement univoque qu'il n'est nullement question de rembourser les 21 millions d'euros d'argent des Lorrains qui lui ont été avancés par la majorité régionale... Après tout, si ce n'est pas prévu, pourquoi se poser des questions ?


Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d'autres... et je n'ose imaginer un seul instant les réactions de certains caciques socialistes si de tels sujets avaient été à mettre au passif de l'UMP et de ses partenaires. Je n'ose imaginer la furie médiatique qui aurait immanquablement condamné sans appel et sans possibilité de rachat des responsables désignés à la vindicte publique. Inutile par ailleurs d'évoquer les grandes leçons moralisatrices régulièrement administrées par des socialistes nécessairement vertueux et "du bon côté de la force"...


Chacun sait aujourd'hui que la vertu n'est pas systématiquement l'apanage de ceux qui crient le plus fort et que face aux difficultés, il faut se montrer courageux et connaître sa feuille de route. Le tout en respectant ses adversaires qui ne méritent certainement pas de figurer au panthéon des "cons" malgré l'initiative blâmable d'un syndicat de magistrats dotés d'une certaine bonne conscience de gauche.

 

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