En France et Ailleurs

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 16:54
- Publié dans : En France et Ailleurs

L'attitude du candidat socialiste a de quoi inquiéter. Dimanche, il assurait vouloir ouvrir des "camps de Roms" en France, ce qui représenterait "la solution"... Passons sur ce choix langagier très hasardeux qui n'a pas l'air de mettre en émoi la sphère médiatico-politique pourtant d'habitude si prompte à réagir au quart de tour.

 

Puis est venue une entrevue au quotidien britannique The Guardian qui dépasse l'entendement. Après avoir désigné "la finance" comme son ennemi juré (discours prononcé au Bourget le 22 janvier), voilà notre élu corrézien qui se veut rassurant devant des journalistes anglo-saxons. Il va jusqu'à leur dire : "la gauche a été au gouvernement pendant quinze ans, nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a donc pas de craintes à avoir".

 

Le constat de ces trois derniers jours ne serait pas complet sans cette étonnante affirmation : "il n'y a pas de communistes en France, ou plus beaucoup", référence faite à 1981 où le PCF disposait d'un socle électoral plus large. Exit donc toute la gauche de la gauche : aux yeux du candidat du PS, elle n'existe plus et les communistes sont à ranger sur les présentoirs du musée de l'histoire électorale française !

 

Ces quelques déclarations se passent de tout commentaire. Comment, dans une période aussi difficile pour la France et pour l'Europe, faire confiance à un candidat aussi léger ou "light" si l'on fait référence à ses prouesses londoniennes ? Au fait, que voulait-il, ce candidat... renégocier certains traités avec l'Europe entière et ainsi revenir sur la parole de la France ? Notons qu'il n'est pas mal placé pour revenir sur une parole, en l'occurrence la sienne.

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:14
- Publié dans : En France et Ailleurs

Trois mois ou presque avant le premier tour de l'élection présidentielle, l'attitude du candidat socialiste et de ses partisans m'interpelle. Ils le disent, le redisent sur tous les tons : ils sont sûrs de remporter l'élection, cela ne fera pas un pli.

 

La prudence commanderait d'utiliser le conditionnel mais l'assurance excessive voire l'arrogance les conduit à manier le futur simple... trop simple car, il ne faut pas l'oublier, ce sont les électeurs qui, in fine, feront la décision. Et à ce jour leur choix n'est pas fait. Les raisons découlent de la situation que nous connaissons : face à une crise d'une ampleur exceptionnelle, chacun a bien compris que l'élection (qui est devant nous, et non derrière, CQFD) revêt une importance tout aussi exceptionnelle.

 

Entre un président de la République fort d'une grande expérience et d'un véritable savoir-faire et un candidat qui n'a géré au plan national que le seul Parti socialiste, il y a de quoi s'interroger. Entre Nicolas Sarkozy qui affronte la crise jusqu'au bout du mandat confié par le Peuple français et François Hollande qui tire sa légitimité des seules primaires socialistes, permettez que l'on réfléchisse...

 

Il n'y a rien de pire que de vouloir faire croire aux Français que la situation est d'ores et déjà réglée et qu'il n'est même pas besoin de s'intéresser aux idées défendues par les différents candidats. Le refrain est pourtant quotidien : l'Elu est désigné, Mesdames et Messieurs, circulez, y a rien à voir !

 

Prenons dès aujourd'hui un pari, certes risqué mais le pire des risques n'est-il pas de ne pas en prendre ? Les Français ne cèderont pas à la facilité prônée par ceux qui promettent des lendemains radieux sans le moindre effort. La majorité silencieuse a bien compris que les sirènes de la facilité avaient déjà retenti en 1981, avec les résultats que l'on sait.

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 10:39
- Publié dans : En France et Ailleurs

Le mouvement est encore (très) peu perceptible mais il existe, davantage dans les esprits que dans la réalité. Par-delà les reportages diffusés ponctuellement sur les entreprises qui relocalisent tout ou partie de leur activité en France, j'ai eu à plusieurs reprises ces derniers temps l'occasion de m'entretenir de ce sujet avec des entrepreneurs lorrains.

 

Ces chefs d'entreprise, des PME, ont fait le choix, dans le cadre du développement de leur activité, de produire à l'étranger pour réduire les coûts, augmenter leur marge bénéficiaire et disposer de moyens supplémentaires pour investir. C'était il y a cinq, dix, quinze ans ou plus. Sur le plan économique, on peut comprendre ces décisions car les conditions de production, particulièrement salariales, n'ont souvent que peu de rapport avec celles que nous connaissons en France. Bien entendu, l'ensemble des coûts de production ont un effet direct sur le prix de vente de ces produits auquel tous les consommateurs sont sensibles, surtout dans une période de crise.

 

Cependant, la donne a évolué en raison de plusieurs facteurs : chacun se rend bien compte qu'on ne peut plus consommer au même niveau des produits venant d'ailleurs dans des pays affectés par un affaiblissement de leur industrie. Ce que l'on ne produit pas ou plus chez nous représente autant de perte de richesse à la fois nationale et individuelle. L'idée d'un pays qui deviendrait seulement une terre de services, de loisirs et de tourisme, même si ces secteurs sont essentiels pour l'économie nationale, a fait long feu. Pour créer de la richesse et contribuer à l'augmentation du pouvoir d'achat, il faut produire des biens donc porter une attention exceptionnelle à l'industrie.

 

Autre facteur, le coût de l'énergie. Il est évident que si l'on produit loin de nos frontières des biens destinés à être vendus en France et en Europe, il faut bien les acheminer au plus près du consommateur. Or, les coûts de transport constituent un sujet de préoccupation grandissant pour nombre de PME. On pourrait y ajouter sans hésiter des considérations géopolitiques qui, elles aussi, peuvent influer sur la sécurité des approvisionnements, des différents flux, sans parler de l'indispensable confiance dans les lois et réglements en vigueur dans les pays de production.

 

D'autres éléments tendent à occuper une place de plus en plus importante. C'est le cas de la qualité des biens produits. L'expérience montre à chacun d'entre nous qu'il vaut parfois mieux dépenser plus pour faire une acquisition durable plutôt que de se laisser aller à des excès générés par une société de consommation ayant dépassé la limite de ce qui est raisonnable. Cette préoccupation rejoint bien sûr les considérations liées à la préservation de l'environnement (au sens le plus large du terme), de plus en plus présentes à l'esprit de consommateurs par ailleurs citoyens.

 

Ces quelques réflexions n'ont pas pour objectif d'idéaliser un futur qui serait par définition "le meilleur des mondes". La lucidité conduit à faire le deuil de certaines productions basiques dans nos pays européens. Le défi réside plutôt dans notre savoir-faire, notre niveau de formation, les progrès réalisés par la recherche. Dans ces domaines, nous ne sommes pas les plus mal placés, bien au contraire, et des efforts significatifs ont été réalisés ces dernières années.

 

Il ne faut rien s'interdire, à commencer par une évolution de notre fiscalité. Refuser d'emblée, comme le font certains, une TVA anti-délocalisations ne me paraît pas la voie à suivre car ce sont avant toute chose les charges qui pèsent sur les entreprises et sur les salariés qui réduisent les salaires et amenuisent notre compétitivité. D'aucuns rétorqueront que cette taxe est injuste parce qu'elle n'est pas progressive... mais elle aurait pour effet de reposer sur un socle beaucoup plus large et de permettre des avancées sur le plan des salaires et de la santé de nos entreprises.

 

Il ne faut pas refuser ce débat mais y apporter, là aussi, de la valeur ajoutée. Le "made in France", généralement gage de qualité, doit reprendre rapidement des couleurs.

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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 14:27
- Publié dans : En France et Ailleurs

Le fait que François Hollande ait, d'une façon plus ou moins directe, insulté le Président de la République en l'affublant du sobriquet de sale mec n'est déjà pas glorieux... Ce n'est pas seulement une atteinte à la personne de Nicolas Sarkozy et à la fonction présidentielle, c'est une manifestation de la tournure que prend la campagne du candidat socialiste.

 

Au-delà de cette attaque, somme toute aussi idiote qu'éloignée de la réalité pour qui connaît un peu le Chef de l'Etat, il y a de quoi s'inquiéter de la faiblesse du comportement et du discours de M. Hollande. Celui-ci ne propose rien de concret en prise avec la réalité, a peu de choses à dire sur la plupart des sujets qui affectent la société française et, certainement conscient de ses propres insuffisances, se réfugie dans des propos très éloignés des préoccupations des Français... Pour un candidat qui affirme se préparer depuis de longues années à l'élection présidentielle, force est de constater que le bilan de tous ses supposés efforts n'est guère enthousiasmant.

 

Cela me fait penser à sa "conviction" (sic) qu'il lui faudra, une fois élu, renégocier les engagements européens de la France... De la part d'un candidat qui ne parvient même pas à imposer ses vues à Eva Joly et aux Verts, on imagine sa capacité à discuter avec les autres Etats de l'Union européenne, à commencer par l'Allemagne et Angela Merkel ! Alors, un peu de dignité, Monsieur Hollande (s'il vous plaît...).

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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 17:04
- Publié dans : En France et Ailleurs

A toutes et à tous je souhaite une bonne année 2012 ! Qu'elle vous apporte du bonheur, la santé et un épanouissement tant personnel que professionnel et collectif.

 

Je forme le voeu de voir la confiance reprendre de la vigueur : confiance en nous, confiance en la France et la Moselle.

 

Nous vivons dans un pays magnifique que beaucoup nous envient. Metz et la Moselle sont des terres extraordinaires où les traditions rencontrent avec bonheur la modernité.

 

Je n'oublie pas les difficultés du moment, dues aux crises qui secouent ce monde nouveau. Nous avons le devoir de conserver notre art de vivre tout en nous adaptant à cet environnement qui change. Vaste défi qui doit stimuler notre imagination, notre ardeur et notre volonté d'avancer et de progresser ensemble.

 

Ensemble, nous sommes plus forts. C'est ensemble, en faisant preuve de courage et de fraternité, que nous relèverons avec succès les défis qui s'ouvrent à nous.

 

A toutes et à tous, belle année 2012 placée sous le signe de l'optimisme, de la volonté et du "vivre ensemble" dans une France forte et européenne, vertus essentielles des Mosellans !

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