Réponse à Aurélie FILIPPETTI et Jean-Louis MASSON

Publié le par Julien Freyburger

Avant-hier, je publiais le communiqué suivant, retenu par le Républicain Lorrain :

"A la veille de la venue du Président de la République en Moselle, la députée PS Aurélie FILIPPETTI a dénoncé « une fuite du Président face aux difficultés des Mosellans ».

 

Comment peut-elle parler de « fuite » quelques heures avant l’arrivée de Nicolas SARKOZY en Moselle ? La députée parachutée il y a peu par l’appareil socialiste dans le département ignore-t-elle que Hambach et Woippy se situent en Moselle ?

 

Il est pourtant indéniable que l’intéressée est particulièrement qualifiée pour parler de « fuite », elle qui a été candidate aux élections municipales à Paris en 2001, qui a ensuite tenté de se présenter aux sénatoriales dans le Rhône en 2004, avant de vouloir se présenter au nom des Verts puis du PS aux législatives dans la circonscription de Longwy… pour finalement atterrir en Moselle, à Rombas-Bouzonville !

 

L’année 2009 a confirmé l’expertise de Madame FILIPPETTI en la matière : elle a tenté un départ au Parlement de Strasbourg et se préparerait à la succession de Jean-Yves LE DEAUT en Meurthe-et-Moselle…

 

Tout cela me conduit à une conclusion : même les experts peuvent se tromper !"


Evidemment, je m'attendais à une réaction de la part de l'intéressée qui dément catégoriquement avoir voulu se présenter dans le Rhône ou en Meurthe-et-Moselle. Et pourtant ! Ceux qui me connaissent savent que je n'avance jamais une information sans l'avoir au préalable éprouvée.

Ainsi, on a pu lire récemment dans La Semaine que Jean-Yves Le Déaut conseillait à Aurélie Filippetti de ne pas "changer trop souvent de département", faisant ainsi référence à sa volonté de lui succéder.

Et on a pu lire il y a quelques années dans Libération que les Verts proposaient sa candidature aux sénatoriales du Rhône, dans le cadre d'un projet d'accord électoral avec le PS...

Alors, une question se pose : qui dit vrai ?

En revanche, je ne m'attendais pas à une réaction de Jean-Louis Masson, reproduite sur le site Vivametz, volant au secours de sa collègue parlementaire (socialiste), parlant du "charcutage électoral" (sic) dont se serait rendu coupable François Grosdidier avec pour seul but "d'éliminer Mme FILIPPETTI".

Or, là encore, il est facile de mettre en exergue une contradiction supplémentaire entre le discours public et certains écrits. Le sénateur Masson est un bon connaisseur du découpage électoral et il diffuse ses idées toujours très promptement. Ainsi, il a été l'un des tout premiers à légitimer la disparition de la 8ème circonscription de la Moselle détenue par Aurélie Filippetti, aux termes d'une brillante démonstration. Il affirmait notamment que "l'actuelle circonscription de Rombas-Bouzonville [dans laquelle est élue Madame Filippetti] avait été créée au mépris  de toute logique en 1986 (...)", apportant son soutien de principe à son démembrement.

On le comprend bien ici : ce n'est pas un parlementaire qui souhaitait la disparition de cette circonscription dans le cadre du redécoupage électoral mais ce mouvement résultait d'un large consensus.

En outre, M. Masson se plaint de ce que j'étais domicilié à Metz il y a quelques années avant de m'implanter à Maizières-lès-Metz et après avoir été le plus jeune conseiller municipal de France en 1995, à Marly... On est tout de même assez éloigné, me semble-t-il, du tour de France que certains nous font vivre au gré de leurs expériences électorales.

La rapidité des réactions d'Aurélie Filippetti et de Jean-Louis Masson me laisse à penser que je n'étais peut-être pas si éloigné de la réalité qu'ils veulent bien le dire. A chacun de juger !

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Politis Veritas 10/10/2009 10:41


On pourrait ajouter le cas fréquent d'élus d'une grande agglomération qu'ils n'habitent pas, leur domicile étant situé dans de village de proximité telles, par exemple, cette ex-adjointe aux maire
et députée résidant à Ancy ou cette députée UMP et tête de liste aux municipales qui réside à Peltre...