Internet : savoir de quoi on parle

Publié le par Julien Freyburger

Internet fait couler beaucoup d'encre, au sens propre comme au sens figuré, tout particulièrement ces derniers jours. A l'origine du mouvement : certaines propositions visant à réglementer ce formidable espace de liberté.

 

Jusque-là, rien à redire sur le principe puisque la liberté sans aucune forme de régulation peut être source d'abus voire de déviances dont personne ne saurait se satisfaire.

 

Encore faut-il savoir de quoi on parle... Or, certaines initiatives parlementaires récentes démontrent de façon éclatante que leurs auteurs auraient mieux fait de se casser une jambe plutôt que de proposer tout et n'importe quoi. On ne peut décemment pas vouloir légiférer dans un domaine qu'on ne connaît pas, ni de près ni de loin, en ne mesurant pas un seul instant les conséquences de ses actes.

 

Ou alors on verse bien vite dans un dialogue à la Dupond et Dupont qui, sans être cette fois vraiment amusant, ne conduit qu'à se prendre les pieds dans la Toile...

 

Dans ce contexte tragi-comique, une initiative parlementaire, celle-ci sérieuse et crédible, mérite d'être saluée. Un groupe de députés de la majorité, eux-mêmes observateurs avertis et utilisateurs d'Internet (ce qui peut s'avérer utile !), a travaillé sur le thème de l'éthique du numérique.

 

Dans un rapport publié le 1er juin, intitulé "Vive Internet ! Liberté et règles dans le monde numérique", ils envisagent des pistes et formulent des propositions visant à faire respecter certains principes essentiels, parmi lesquels le droit à l'oubli, la protection de la vie privée ou la neutralité des réseaux. La méthode proposée est plus proche du partenariat avec les acteurs d'Internet que de l'imposition. Elle s'inscrit dans une démarche responsable partagée par les pouvoirs publics et les sociétés et autres groupements privés.

 

Ce document de travail constitue une première étape. Les éléments de réflexion qu'il contient devront être confrontés aux opinions des usagers d'Internet, qu'ils soient professionnels ou amateurs. La liberté doit demeurer la règle, l'interdiction l'exception. Ce principe continuera à s'appliquer pour peu que chacun assume ses responsabilités. 

Publié dans En France et Ailleurs

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