Etats vulnérables

Publié le par Julien Freyburger

Depuis l'émergence de l'Etat moderne, facteur d'organisation et de stabilité de la société, qu'elle soit nationale ou internationale, on avait peu à peu oublié que ce dernier pouvait être un colosse aux pieds d'argile.

 

La crise financière que nous traversons a servi de révélateur : oui, tout comme une entreprise, un Etat peut être menacé de faillite. L'exemple grec n'en est qu'un parmi d'autres. La volonté politique et la solidarité européenne ont permis, sous l'impulsion notamment du Président Nicolas Sarkozy, de pallier l'urgence de la situation. L'effort consenti est historique. Il permet d'éviter un effet d'entraînement qui aurait eu des conséquences insondables pour les autres pays et leurs populations.

 

La tragédie norvégienne est un autre exemple, certes très différent, de la dangerosité de notre époque. Après l'explosion qui a endommagé le bâtiment abritant les services du Premier ministre et, surtout, ensanglanté le centre d'Oslo, c'est l'université d'été des jeunes du Parti travailliste qui a été le théâtre d'une épouvantable horreur. Je pense à tous ces jeunes, venus des quatre coins du pays au nom de leurs idées, dans un climat festif, qui ont été les proies de ce monstre froid. Je n'ai cessé de penser à eux et à leurs proches depuis la diffusion des premières informations sur cette tragédie. L'idéologie extrémiste poussée à son paroxysme et l'état mental du prédateur sont à la source de cette effroyable tuerie qui nous plonge tous dans le deuil.

 

On le constate : le temps n'est ni à la faiblesse ni à la naïveté, même découlant d'une adhésion collective forte à l'Etat de Droit, la démocratie et le progrès. Les décideurs publics comme les citoyens ont le devoir, quasiment l'obligation, d'être vigilants, quelles que soient les circonstances.

 

C'est justement d'un gouvernement conscient de ses responsabilités et en éveil permanent dont nous avons besoin pour protéger notre société démocratique, l'ensemble de ses membres et l'héritage des Lumières dont nous sommes collectivement les dépositaires.

Publié dans En France et Ailleurs

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Christiane 26/07/2011 15:14


Je suis d'accord avec vous Julien. Nicolas Sarkozy a su prendre les bonnes décisions et les faire partager. Les socialistes le critiquent toujours, mais qu'auraient-ils fait à sa place? Je me
souviens de leur attitude face aux problèmes d'insécurité... Ils sont tout le temps en train de faire des leçons de morale au monde entier sans se remettre en cause. Pour les Français une victoire
des Aubry, Hollande et Montebourg serait une catastrophe !