Camps de roms, finance et communisme : le cocktail du candidat Hollande

Publié le par Julien Freyburger

L'attitude du candidat socialiste a de quoi inquiéter. Dimanche, il assurait vouloir ouvrir des "camps de Roms" en France, ce qui représenterait "la solution"... Passons sur ce choix langagier très hasardeux qui n'a pas l'air de mettre en émoi la sphère médiatico-politique pourtant d'habitude si prompte à réagir au quart de tour.

 

Puis est venue une entrevue au quotidien britannique The Guardian qui dépasse l'entendement. Après avoir désigné "la finance" comme son ennemi juré (discours prononcé au Bourget le 22 janvier), voilà notre élu corrézien qui se veut rassurant devant des journalistes anglo-saxons. Il va jusqu'à leur dire : "la gauche a été au gouvernement pendant quinze ans, nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a donc pas de craintes à avoir".

 

Le constat de ces trois derniers jours ne serait pas complet sans cette étonnante affirmation : "il n'y a pas de communistes en France, ou plus beaucoup", référence faite à 1981 où le PCF disposait d'un socle électoral plus large. Exit donc toute la gauche de la gauche : aux yeux du candidat du PS, elle n'existe plus et les communistes sont à ranger sur les présentoirs du musée de l'histoire électorale française !

 

Ces quelques déclarations se passent de tout commentaire. Comment, dans une période aussi difficile pour la France et pour l'Europe, faire confiance à un candidat aussi léger ou "light" si l'on fait référence à ses prouesses londoniennes ? Au fait, que voulait-il, ce candidat... renégocier certains traités avec l'Europe entière et ainsi revenir sur la parole de la France ? Notons qu'il n'est pas mal placé pour revenir sur une parole, en l'occurrence la sienne.

Publié dans En France et Ailleurs

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