Argent et politique : question de sémantique

Publié le par Julien Freyburger

L'ambiance délétère qui règne aujourd'hui dans la sphère médiatique et politique ne m'incite pas à ajouter au flot d'informations en tous genres diffusées sur les ondes, dans les journaux ou sur le net, des éléments que je ne possède pas.

 

A défaut de pouvoir se forger une opinion solide, fondée sur des faits avérés (ou pas), chacun a un ressenti, une impression ou un vague sentiment sur les accusations plus ou moins sérieuses relayées normalement par les médias.

 

Pour ma part, je pense que le propos tenu hier à l'Assemblée Nationale par le Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, est frappé au coin du bon sens et de la justice : "l'innocence se présume, la culpabilité se prouve". Laissons donc l'autorité judiciaire accomplir sa tâche, à l'opposite de l'attitude du parti socialiste qui, en plus d'avoir la mémoire bien courte, tire abusivement profit de la situation sans jamais revêtir les habits d'une opposition constructive, notamment sur la question des retraites à chaque fois éludée par les gouvernants de gauche.

 

Au milieu de ce concert incessant de protestations et de dénonciations jamais éloignées de la calomnie pure, une question mérite à mon sens d'être posée. Il ne s'agit pas uniquement de sémantique mais d'un état d'esprit assez largement partagé.

 

Je note ainsi que lorsqu'une industrielle fortunée apporte une contribution financière à l'UMP, on parle de liens dangereux entre les grandes fortunes et la majorité. En revanche, quand Pierre Bergé verse des centaines de milliers d'euros à Désirs d'Avenir, l'association (et non le parti politique, ce qui permet de bien plus grandes largesses) de Ségolène Royal, on utilise le terme de "mécénat".

 

L'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle est bel et bien une artiste... méconnue dans cette catégorie. En tous les cas, une artiste qui ne s'ignore pas.

Publié dans En France et Ailleurs

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