Et pendant ce temps-là, au parti socialiste...

Publié le par Julien Freyburger

Changeront-ils un jour, les caciques du PS ? La question mérite d'être posée tant la cuisine interne de la rue de Solferino tient lieu d'actualité à un parti en train de perdre son âme. Non qu'il s'agisse de ma préoccupation première (et encore moins celle des Français en cette période difficile) mais il faut bien se rendre à l'évidence : égoïsme et égotisme sont au menu du principal parti d'opposition !

Non contents de se répandre à travers la presse en trahisons et alliances en tous genres, les dirigeants nationaux du parti socialiste semblent avoir fait des émules au niveau local. Les régionaux de l'étape ne sont en effet pas en reste, eux qui sont passés d'une ligne de conduite militante à une franche agressivité. Ainsi, pour un élu messin de tout premier plan, l'opposition doit "se la fermer" (sic) et pour le président sortant du Conseil régional, le Conseil économique et social doit être renvoyé, sans ménagement aucun, à ses chères études... sans parler des élus PS de la vallée de la Moselle, de l'Orne et de la Fensch qui manifestent une arrogance sans limite dans l'exercice de leurs fonctions.

Certes, me direz-vous, tout n'est pas parfait, loin s'en faut, du point de vue de la Majorité présidentielle... mais quelle différence de comportement ! Le gouvernement et ses relais se battent sans relâche pour trouver des solutions ou, à tout le moins, des pistes pour résoudre les difficultés du moment. Le tout dans un esprit d'ouverture sur la société et sur le monde, sans oeillères et sans présupposés idéologiques.

Cette attitude est certainement la seule qui vaille aujourd'hui. Nombreux sont ceux qui s'en rendent compte, à commencer par des militants de gauche sincères dont la déception à l'égard du PS est à la mesure du spectacle que ce dernier nous sert depuis un long moment.

Et pourtant, malgré un engagement politique de longue date, des convictions solides et un soutien aux réformes engagées, je mesure tout l'intérêt pour notre Pays et pour le débat démocratique que représente le travail de l'opposition. Or, celle-ci n'est visiblement pas disposée à proposer quelque chose avant d'avoir réglé ses querelles de famille.

Il faut être beau joueur et lui souhaiter "bonne chance" même s'il paraît difficile d'y croire vraiment.

Publié dans En France et Ailleurs

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