Lundi 3 août 2009
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Publié dans : En France et Ailleurs
Le gouvernement a engagé depuis plusieurs mois un chantier d'envergure : le remodelage des circonscriptions
législatives. Pourquoi et comment ?
Sans entrer dans des considérations techniques qui nécessiteraient des développements substantiels, on peut dire que le point de départ de cette opération émane du Conseil constitutionnel lui-même,
juge de l'élection des députés, qui dénonçait non sans raisons les déséquilibres apparus au fil des années entre les différentes circonscriptions législatives. Certaines ont en effet gagné des
habitants alors que dans le même temps d'autres en ont perdu. Il fallait remédier à cet état de fait qui ne correspondait plus aux règles les plus élémentaires applicables à l'élection
des membres de l'Assemblée nationale.
Le ministre en charge de cette délicate mission, Alain Marleix, a procédé à de nombreuses consultations, partis politiques de la majorité et de l'opposition en tête. A la suite d'une procédure
longue et complexe, il a rendu une copie tenant compte de l'évolution démographique des différents territoires et conforme, dans toute la mesure du possible, à l'ensemble des éléments, d'abord
juridiques et aussi politiques, en lien avec l'opération à conduire.
Cette mission, par sa nature même, ne peut en aucune façon entraîner une approbation unanime des élus et autres responsables de partis. Le but assigné au ministre consistait alors à tendre
vers un résultat entraînant le consensus le plus large.
C'est ainsi qu'en Moselle, la feuille de route du ministre comprenait le passage de 10 à 9 circonscriptions. Tout naturellement, l'actuelle 8ème circonscription était vouée à la disparition. Il
faut bien reconnaître que dans son format valable jusqu'en 2012, celle-ci comprend 4 cantons, eux-mêmes dépendant de 4 arrondissements différents. Outre cette particularité sur le plan
administratif, il apparaît difficile de trouver des points de convergence (comme un bassin de vie commun, par exemple) entre Rombas, ville de l'Orne située dans l'arrondissement de Metz-Campagne,
et Creutzwald, commune frontalière de l'Allemagne. Question de bon sens.
La députée socialiste Aurélie Filippetti, élue dans la circonscription de Rombas-Bouzonville, a donc beau jeu de dénoncer aujourd'hui la disparition de son territoire d'élection après avoir
tenté en vain de se faire élire au Parlement européen... mais convenons que c'est le jeu politique qui la conduit à agir de la sorte.
Il en est de même pour d'autres parlementaires qui fourmillaient d'idées sur le redécoupage électoral à la condition toutefois de ne pas être eux-mêmes concernés. Or, il semble évident que des
ajouts de territoires ou des modifications importantes dans les circonscriptions voisines sont toujours suceptibles d'entraîner un rééquilibrage chez soi. Question d'équité.
Si des mécontentements se font jour, il est toujours loisible aux élus qui s'estimeraient lésés d'utiliser les voies de droit existantes plutôt que de prendre des postures parfois déconcertantes à
travers la presse.
Dès lors, un bon conseil peut immédiatement leur être prodigué : celui de ne pas prendre une nouvelle fois le risque d'exploiter l'absence d'une information complète à la disposition du
grand public qui, à défaut de se sentir concerné au premier chef par le redécoupage électoral, pourrait à juste titre se lasser de telles pratiques sans grand intérêt.
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Information que j'ai également lue et entendue... à envisager avec précaution. Si tel était le cas, ce que je me refuse à croire aujourd'hui en l'absence d'éléments plus probants, cela serait très choquant vis-à-vis des électeurs mosellans qui lui ont témoigné leur confiance.
En effet, elle est coutumière du fait : élue verte dans le Vème arrondissement de Paris en 2001, candidature avortée dans le Rhône en 2004 pour les sénatoriales, candidature verte puis PS avortée à Longwy aux législatives de 2007, arrivée en Moselle pour les mêmes élections dans la 8ème circonscription de la Moselle, candidature PS aux européennes de 2008.
Mme Filippetti n'est plus sur le terrain depuis un an déjà.
Elle a désertée depuis bien longtemps notre département.
Mme Filippetti fait du tourisme électoral. Dommage que les électeurs ne le remarquent pas.