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Exit 2012, bonjour 2013 !

Publié le par Julien Freyburger

L'année écoulée n'aura pas été positive pour la France. Nous disposons de l'un des pires gouvernements du monde occidental, qui a littéralement berné son propre électorat captif et écoeuré la plupart des autres Français, quel qu'ait été leur choix aux élections présidentielle et législatives.


Les grandes promesses sont à peu près toutes mortes, les projets divisent jusque dans les rangs des ministres et il n'y a aucune vision stratégique de l'avenir de la France qui se dessine. L'hypocrisie atteint son apogée quand l'exécutif fait le tri entre les "bons" et les "mauvais" citoyens. Ainsi, on invective un grand acteur qui se transporte en Belgique alors que l'on décore un grand chanteur lui aussi citoyen du même royaume. Il faut dire que l'un avait soutenu Nicolas Sarkozy (le "mauvais") et que l'autre est un sympathisant socialiste de longue date (le "bon"). 

 

Les particuliers et les entreprises n'ont jamais été autant taxés et l'initiative n'a jamais été autant découragée. On préfère le confort des aides en tous genres au soutien à l'activité économique qui génère le bien-être social. On préfère culpabiliser ceux qui prennent des risques et maintenir dans l'illusion d'une douceur coupable ceux qui auraient besoin d'être insérés dans la vie active. On brandit la menace de la nationalisation alors que l'Etat n'en a ni l'envie ni, surtout, les moyens... Quel message envoyé au monde ! Faut-il rappeler, une fois encore, que ce n'est pas en appauvrissant les riches que l'on enrichit les pauvres ? Loin de moi l'idée de défendre une présumée caste mais il me semble préférable de générer une dynamique plutôt que de susciter des départs... Pour quel gain ? Moins d'argent dans notre pays et donc dans les caisses de l'Etat de plus en plus dépourvues.

 

Encore plus grave dans ce monde qui ne nous attend plus : le couple franco-allemand n'a jamais été aussi mal en point. Le dialogue entre la Chancelière et le Président est réduit à sa plus stricte expression et le devenir de l'épine dorsale de l'Europe plus incertain que jamais. Le Président "normal" et sa majorité "normale" font chaque jour la démonstration d'un manque de compétence très préoccupant. La voix de la France est considérablement affaiblie, tant du fait de ses non-choix de politique intérieure que de l'absence de stratégie internationale.

 

En 2013, dès les premiers jours de janvier, il va falloir se redresser les manches et parler à nouveau aux Français qui, abusés par les promesses du printemps, ne souhaitent pas pour autant se réfugier dans les bras de ceux qui veulent nous couper des autres. La cacophonie de la présidence de l'UMP est derrière nous, les autres épisodes, ô combien plus préjuciables à notre pays, je l'espère, bientôt aussi.

 

Une pensée affectueuse et émue pour les personnes disparues en 2012, en particulier celles chères à nos coeurs.

 

Bonne année 2013 à vous et à vos proches, en vous souhaitant de réaliser vos projets, vos idées, vos désirs !

Publié dans En France et Ailleurs

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Les dirigeants de l'UMP doivent suivre l'exemple de ses militants et sympathisants

Publié le par Julien Freyburger

Cela fait plusieurs semaines que je me suis abstenu de poster un message sur ce blog qui me tient pourtant particulièrement à coeur. Il faut bien reconnaître que l'imbroglio de l'élection du président de l'UMP ne m'a pas spécialement incité à ajouter des commentaires aux commentaires. Néanmoins, trois points me paraissent devoir être relevés.


Tout d'abord, la confusion résultant du déroulement des opérations électorales, retransmise en direct sur plusieurs chaînes d'information continue, doit aujourd'hui cesser. La crédibilité du premier mouvement politique de France a été suffisamment écornée et il est vraiment temps de sortir de cette mauvaise passe. Il n'y a qu'une solution sérieuse pour y parvenir : organiser un nouveau vote, cette fois-ci incontestable, au cours des premiers mois de 2013. A l'instar d'une majorité (c'est ce que je perçois chaque jour) d'adhérents et de sympathisants, je soutiens cette issue qui est la seule permettant de "sortir par le haut" de ce feuilleton automnal de mauvais goût. Et il faut le faire rapidement, sans laisser la situation s'enliser davantage.

 

Ensuite, le premier tour des élections législatives dans trois circonscriptions métropolitaines a été riche d'enseignements. Là où une partie des observateurs attendait une quasi-débâcle des candidats représentant l'UMP, ce fut un succès incontestable dû à un rejet sans précédent d'une majorité au pouvoir depuis moins de six mois. La défiance à l'égard du parti socialiste a été beaucoup plus forte que les controverses internes à l'UMP auxquelles, pourtant, nos électeurs sont sensibles. En outre, force est de constater que le front national n'incarne pas, aux yeux des Français, une alternative suffisamment crédible pour exercer des responsabilités. Au contraire, je mesure combien les propositions frontistes font peur, en cette période de crise aiguë, à de nombreuses personnes dont certaines comptent parmi les moins favorisées de notre pays.

 

Enfin, et c'est probablement l'élément le plus important, il est urgent de préparer une bonne politique pour l'avenir de la France qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans la crise. Nous avons la capacité de nous relever, de redresser la tête et de faire preuve d'audace et de volonté. La France mérite mieux que l'absence de vision stratégique qui prévaut aujourd'hui au sommet de l'Etat. Au bout de quelques mois, plus personne ne s'étonne d'entendre les membres du gouvernement se contredire, quitte à mettre en péril la crédibilité de la Nation tout entière. La situation du site industriel de Florange en est une illustration flagrante : qu'elle semble éloignée cette campagne électorale au cours de laquelle un candidat juché sur le toit d'une camionnette est venu faire de grandes promesses, sans parler de cette ministre qui n'a pas hésité à offrir le champagne au motif que le changement tant attendu était arrivé... Au lieu de cet avenir socialiste nécessairement radieux, c'est un véritable Munich sidérurgique auquel nous avons assisté, le Premier ministre, sûr de son fait, n'hésitant pas à saluer un accord porteur d'espoir avec le patron d'ArcelorMittal. On l'aura compris, "le changement c'est maintenant" est à remiser au magasin des accessoires de campagne électorale.

Publié dans En France et Ailleurs

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