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Présidentielle : pour le PS, c'est "circulez, y a rien à voir" !

Publié le par Julien Freyburger

Trois mois ou presque avant le premier tour de l'élection présidentielle, l'attitude du candidat socialiste et de ses partisans m'interpelle. Ils le disent, le redisent sur tous les tons : ils sont sûrs de remporter l'élection, cela ne fera pas un pli.

 

La prudence commanderait d'utiliser le conditionnel mais l'assurance excessive voire l'arrogance les conduit à manier le futur simple... trop simple car, il ne faut pas l'oublier, ce sont les électeurs qui, in fine, feront la décision. Et à ce jour leur choix n'est pas fait. Les raisons découlent de la situation que nous connaissons : face à une crise d'une ampleur exceptionnelle, chacun a bien compris que l'élection (qui est devant nous, et non derrière, CQFD) revêt une importance tout aussi exceptionnelle.

 

Entre un président de la République fort d'une grande expérience et d'un véritable savoir-faire et un candidat qui n'a géré au plan national que le seul Parti socialiste, il y a de quoi s'interroger. Entre Nicolas Sarkozy qui affronte la crise jusqu'au bout du mandat confié par le Peuple français et François Hollande qui tire sa légitimité des seules primaires socialistes, permettez que l'on réfléchisse...

 

Il n'y a rien de pire que de vouloir faire croire aux Français que la situation est d'ores et déjà réglée et qu'il n'est même pas besoin de s'intéresser aux idées défendues par les différents candidats. Le refrain est pourtant quotidien : l'Elu est désigné, Mesdames et Messieurs, circulez, y a rien à voir !

 

Prenons dès aujourd'hui un pari, certes risqué mais le pire des risques n'est-il pas de ne pas en prendre ? Les Français ne cèderont pas à la facilité prônée par ceux qui promettent des lendemains radieux sans le moindre effort. La majorité silencieuse a bien compris que les sirènes de la facilité avaient déjà retenti en 1981, avec les résultats que l'on sait.

Publié dans En France et Ailleurs

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Communiqué - le candidat Hollande et madame Aubry en Moselle : beaucoup de bruit pour rien

Publié le par Julien Freyburger

On allait voir ce qu’on allait voir : promis, François Hollande accompagné de Martine Aubry devait consacrer sa venue en Lorraine à l’exposé de ses idées pour l’industrie, « pilier du programme du candidat socialiste » comme le rappelait Aurélie Filippetti.

 

Finalement, on n’a rien vu. Juste une visite à Gandrange pour dire aux sidérurgistes qu’il n’y aurait pas d’engagements de sa part. Juste un meeting à l’hôtel de ville de Metz transformé pour l’occasion en annexe du parc des expositions, la superficie en moins.

 

Je retiendrai un certain cynisme de la part des socialistes qui sont à l’origine de la suppression de 33 000 emplois sidérurgiques. Au-delà du quinquennat de Nicolas Sarkozy, leur mémoire vacille.

 

Je retiendrai aussi une conception pour le moins singulière de ce qu’est un hôtel de ville. La mairie de Metz n’est plus « la maison de tous les Messins » mais fait l’objet d’un accaparement au profit d’un parti politique.

 

Pendant que les critiques socialistes fusent contre le Président de la République et le Gouvernement, sans qu’aucune proposition ne soit formulée, la majorité continue à travailler et obtient des résultats (pôle de compétitivité, I.R.T. lorrain, centre d’apprentissage…).

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Le candidat Hollande en Moselle, un petit goût d'Etat PS

Publié le par Julien Freyburger

La venue d'un candidat à l'élection présidentielle en Moselle est naturelle. C'est le contraire qui serait surprenant.

 

Le passage de François Hollande à Gandrange est plus contestable quand on sait que les plus grandes saignées de toute l'histoire de la sidérurgie française se sont déroulées sous des gouvernements de gauche. 33 000 emplois ont été supprimés sous la présidence de François Mitterrand. Par ailleurs, les "produits longs" et le site de Gandrange ont été vendus à Mittal sous le gouvernement Jospin qui avait validé cette décision (voir document ci-dessous).

 

"La cerise sur le gâteau", c'est la réunion publique organisée par la municipalité messine dans les grands salons de l'Hôtel de Ville ! La maison de tous les Messins qu'est la mairie de Metz devient pour un temps "la maison du PS". Un peu comme les primaires socialistes organisées par les municipalités éponymes dans les mairies, excluant de fait la majeure partie des citoyens qui ne souhaitaient pas y prendre part.

 

Avant même des élections que Pierre Moscovici se dit sûr de gagner (sic), une chose est certaine : nous avons droit à un petit goût d'Etat PS qui ne m'inspire pas vraiment.

 

tract recto gandrange2-01

 tract verso gandrange2-01

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