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Le coût des primaires socialistes risque de s’alourdir : le PC fait "sauter la banque"... Le PS va devoir payer !

Publié le par Julien Freyburger

Comme de nombreux candidats aux élections cantonales, j’ai demandé aux communes de mon canton la communication des listes électorales. Rien d’exceptionnel à cela : la Loi prévoit expressément cette possibilité.

 

Je n’ai rencontré aucune difficulté de la part des différentes municipalités si ce n’est que la Ville de Talange a exigé que je m’acquitte de la somme de 30 euros en échange de la transmission par mail de sa liste électorale. Bien que présentée avec courtoisie par les services municipaux, cette exigence, posée par une délibération du Conseil municipal, est manifestement illégale dans cette hypothèse puisque selon une jurisprudence constante, le coût de la transmission doit être rigoureusement proportionné au support utilisé (de la gratuité pour un mail à quelques euros pour un cédérom).

 

La période de la campagne et de l’après-campagne ayant été très chargée, j’avais oublié cet épisode jusqu’à la réception à mon domicile d’un document du Trésor Public exigeant le paiement de la somme de 30 euros, faute de quoi des poursuites pourraient être engagées à mon encontre. L’administration fiscale fait ici très correctement son travail, ni plus ni moins…

 

Cette situation ubuesque me conduit à poser une vraie question au sujet de l’organisation des primaires socialistes, d’autant que la municipalité de Talange compte d’éminentes personnalités politiques en son sein, au premier rang desquelles le Sénateur Jean-Marc TODESCHINI, Premier Secrétaire du PS de la Moselle et, par ailleurs, Maire-Adjoint de Talange donc membre de tout premier plan de l’Exécutif municipal !

 

Pour organiser ses primaires, le Parti Socialiste demande à toutes les communes de France la communication de leurs listes électorales. Or, si toutes les communes agissent de la même façon que la municipalité PS-PC de Talange, l’addition risque d’être salée pour la rue de Solferino !  

 

Rien de tel qu’un petit calcul pour s’en rendre compte.

 

La Moselle compte 730 communes. L’opération est par conséquent très simple : 730 communes X 30 euros = 21 900 euros ! Au niveau national, il y a 36 681 communes, soit un coût de : 36 681 X 30 euros = 1 100 430 euros !

 

On le constate aisément, l’attitude du Parti Communiste conduit à faire « sauter la banque » socialiste avant même le début de la campagne électorale !

 

Une dernière question se pose : si un candidat non élu aux élections cantonales, simple conseiller municipal, doit payer 30 euros en échange de la communication d’une liste électorale (ce qui a bien sûr été fait), pourquoi le puissant Parti Socialiste, qui prône en permanence la Justice et l’Equité, ne ferait-il pas de même ? Des discours aux actes, il y a parfois un chemin plus long que prévu.

Publié dans Autour de Metz

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Quinquennat présidentiel et progrès de l'Etat de Droit

Publié le par Julien Freyburger

A un moment où il est de bon ton pour l'opposition socialiste de critiquer sans aucune nuance le travail effectué par le gouvernement de François Fillon et la majorité présidentielle, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, il me paraît utile de rafraîchir la mémoire de certains auteurs de ces critiques, qu'ils s'inscrivent dans une opposition ancienne ou bien dans une posture critique des plus récentes.

 

Loin de moi l'idée de tresser une couronne de lauriers à tel ou tel de nos responsables nationaux ou de sombrer dans un bête exercice d'auto-satisfaction qui n'aurait d'autre utilité que de faire éventuellement plaisir à quelques-uns. La période de crise traversée et malheureusement encore non achevée définitivement ne peut qu'inciter à la prudence et à la décence. Les détracteurs permanents de la majorité feraient bien de s'en inspirer plutôt que d'ajouter leur voix à un concert de sarcasmes et de griefs d'autant plus faciles qu'aucun gouvernement n'avait été confronté à de telles circonstances depuis plusieurs décennies.

 

Pour ma part, sans occulter certaines erreurs qui nécessitent des rectifications, j'ai la conviction profonde que la majorité a tenu fermement la barre du bateau France, permettant à ce dernier de ne pas connaître d'avarie majeure (ou fatal error en informatique) entraînant une perte de contrôle du navire. On ne peut malheureusement en dire autant de tous les pays qui nous entourent.

 

Parmi les avancées, il serait à mon avis profondément malhonnête de nier les progrès de l'Etat de Droit réalisés ces dernières années, Etat dans lequel personnes publiques et privées ont leurs activités déterminées et sanctionnées par le droit (selon une définition simple communément admise).

 

Pour la première fois depuis la Constitution du 4 octobre 1958, la très puissante Commission des Finances, de l'Economie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée Nationale est présidée par un député de l'opposition. Cette fonction confère à un parlementaire socialiste des moyens considérables d'action et de contrôle du budget de l'Etat, fruit des décisions prises par la majorité parlementaire.

 

De façon tout aussi novatrice, la Cour des Comptes est maintenant dirigée par un premier président lui aussi membre éminent de l'opposition. Quand on se penche, ne serait-ce que superficiellement, sur les pouvoirs dont dispose cette grande juridiction financière, on comprend mieux qu'aucune majorité n'ait eu cette audace dans le passé, d'autant que pour la première fois aussi, le budget de la Présidence de la République est régulièrement contrôlé par la Cour. Parmi d'autres avancées majeures, il n'est pas inutile d'ajouter que l'usage traditionnel des "fonds secrets" ou "fonds spéciaux" n'a plus cours aujourd'hui alors qu'il était largement utilisé par les différentes majorités jusque-là...

 

Ces évolutions, particulièrement nécessaires à notre temps démocratique, n'ont rien d'illusoire et ne relèvent pas du gadget jeté en pâture à une opinion publique souhaitant à juste titre que les libertés publiques progressent dans une démocratie dite "apaisée". Oui, l'Etat de Droit a progressé pendant ce quinquennat ! N'en déplaise à ceux qui aimeraient tant que le constat établi à son terme soit aussi négatif que leurs propos souvent peu inspirés.

Publié dans En France et Ailleurs

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Un peu de sérieux s'il vous plaît !

Publié le par Julien Freyburger

Qu'il y ait un débat au sein de l'opposition me paraît légitime, encore que les primaires socialistes soient bien parties pour ressembler à celles d'Europe Ecologie ! Bien que la tolérance et le respect de l'autre soient prônés, souvent avec sincérité chez les Verts, chassez le naturel et il revient au galop... Eva et Nicolas ne partiront probablement pas en vacances ensemble. Le PS, quant à lui, va consacrer le plus clair de son temps à préparer la désignation de son candidat à l'élection présidentielle au terme d'un processus aussi complexe que contestable. Quid de l'utilisation des listes électorales et surtout de l'usage ultérieur qui en sera fait ? Nul doute que des garanties seront nécessaires pour rendre ces primaires acceptables aux yeux de l'opinion publique, toutes sensibilités confondues. Il y a encore du travail en perspective pour les juristes.

 

Chez les républicains de l'autre rive, pour reprendre une expression en vogue, c'est-à-dire au centre et à droite, en d'autres termes l'UMP au sein de laquelle je suis pleinement engagé, il ne faudrait pas seulement tirer parti du désordre ambiant à gauche pour faire passer au second plan le risque voulu par certains de créer les conditions d'un nouveau "21 avril", à l'endroit ou à l'envers, peu importe. Le cas de Rama Yade me semble emblématique d'une sorte d'agitation politico-médiatique de peu de sens. Je m'explique : il n'est pas question de contester les qualités personnelles de l'intéressée qui est une jeune femme intelligente et particulièrement habile quand il s'agit de faire parler d'elle. Mais l'importance présumée de son ralliement à la démarche initiée par Jean-Louis Borloo relève au minimum d'une fiction médiatique sinon d'un non-événement.

 

Sans la volonté sincère de Nicolas Sarkozy de rendre le Gouvernement plus proche des Français, notamment à travers une diversité tranchant nettement avec l'habituelle consanguinité des élites, Rama Yade serait sûrement aujourd'hui encore administratrice du Sénat, fonction au demeurant intéressante et indispensable à la bonne marche du Parlement. Ce n'est ni son passé de militante, inexistant, ni son expérience électorale, tout aussi limitée, qui lui ont servi de marchepied pour accéder à une responsabilité gouvernementale. Seulement la volonté d'une majorité présidentielle désireuse de faire bouger les lignes. Au surplus, le poste d'ambassadrice à l'Unesco occupé pendant quelques jours encore aurait pu être l'occasion pour sa détentrice de faire preuve d'un réel investissement. Cela aurait dû s'inscrire naturellement dans l'ordre de ses priorités tant les enjeux liés à l'action de l'organisation que le prestige de l'ambassadeur de l'Etat l'accueillant sur son territoire sont, dans un contexte international évolutif, essentiels.

 

Il est à souhaiter que la préparation du principal rendez-vous de la Nation, l'élection présidentielle, ne s'inscrive pas dans la droite ligne de ces "informations" qui, à défaut de permettre que les vraies questions soient abordées, n'occupent pas moins le devant de la scène médiatique.

Publié dans En France et Ailleurs

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