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Elections régionales : le défi lorrain

Publié le par Julien Freyburger

Les élections régionales auront lieu les 14 et 21 mars. J'ai voulu y participer en m'engageant sur la liste conduite par Laurent Hénart, "Priorité Emploi - Rassemblons les Lorrains".

Le projet que nous proposons aux Lorrains correspond aux besoins de notre Région qui, malgré tous ses atouts, accuse un retard significatif dans de nombreux domaines.

En témoignent encore récemment, outre les dernières tendances de l'emploi et du dynamisme économique connues depuis un bon moment, les enquêtes réalisées par deux magazines sérieux : Capital qui met notamment en lumière les sommes considérables investies à Chambley de façon parfois hasardeuse et, surtout, L'Expansion qui, sur la base de critères objectifs et de données analysées par des spécialistes, décerne à la Lorraine le titre peu flatteur de "deuxième région de France la moins bien gérée"...

C'est le recul de l'investissement régional et l'augmentation de la dette qui sont principalement pointés du doigt. Comment concevoir que l'investissement soit revu à la baisse alors que les coûts de fonctionnement n'ont cessé de progresser ? On ne bâtit pas, en outre, une politique régionale en se concentrant sur la communication qui, pour importante qu'elle soit, ne permet pas à elle seule de mener un travail de fond. Même les relations transfrontalières n'ont pas été favorisées alors que la Lorraine est la région la plus européenne !

Malgré le contexte électoral, je ne me réjouis pas un seul instant de la publication de ces indicateurs car l'avenir de la Lorraine nous concerne tous et dépasse évidemment le rendez-vous de mars. Ce sont nos conditions de vie et d'épanouissement en Lorraine qui sont en cause. Jamais je ne pourrai me résoudre à voir de jeunes Meusiens, Meurthe-et-Mosellans, Mosellans et Vosgiens bien formés par les institutions scolaires et universitaires implantées sur nos territoires faire leur vie ailleurs, non par choix mais par obligation ! C'est inacceptable.

L'avenir de notre Région se prépare dès maintenant et le Conseil régional est l'institution qui a la capacité d'initier des politiques fédératrices et innovantes qui n'ont pas tellement eu cours ces dernières années.

Alors, ne confondons pas les enjeux en opposant, comme le font sans vergogne certains soutiens de la majorité régionale sortante, Metz et Nancy ou la Région et l'Etat.

Donnons à la Lorraine les moyens d'une grande ambition fondée sur une volonté forte, celle de rassembler les Lorrains.

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Encore un mot sur le redécoupage électoral mosellan

Publié le par Julien Freyburger

La validation du projet de redécoupage des circonscriptions législatives par le Conseil Constitutionnel doit mettre fin aux querelles stériles auxquelles nous assistons depuis quelque temps.

Les nouveaux contours des circonscriptions législatives s’imposent à tous et leur contestation devient par suite inutile et, en outre, malvenue.

Inutile car le premier critère vérifié par le juge constitutionnel est le respect d’un équilibre démographique entre les circonscriptions. Ainsi, l’argumentation du sénateur Masson, pourtant fin connaisseur de ces questions, ne pouvait pas tenir. La proposition consistant à ajouter le canton de Rombas à la première circonscription sans toucher aux limites messines aurait accru l’écart démographique au sein d’un même arrondissement (celui de Metz-Campagne), sans justification géographique.

Et même sans l'ajout de ce nouveau canton, la première circonscription (celle dont François Grosdidier est l'élu) est déjà beaucoup plus peuplée que la troisième (celle dont Marie-Jo Zimmermann est l'élue). Les chiffres de la population parlent d'eux-mêmes.

Le redécoupage effectué est tout simplement une application du principe de juste représentation démographique. Chaque électeur doit, dans toute la mesure du possible, peser le « même poids » dans la Représentation nationale.

Malvenue car tous les citoyens, qu’ils aient une sensibilité plutôt de droite ou plutôt de gauche (ou, d'ailleurs, différente), méritent d’être écoutés par leurs élus. Leur représentation à l’Assemblée Nationale doit avant toute autre considération être éclairée par la volonté de bien faire, pour que progresse la collectivité.

Il n’est d’ailleurs pas inutile de préciser que la première circonscription de la Moselle reste la plus à gauche après celle de Thionville-Ouest alors que la troisième circonscription, même dans sa nouvelle configuration, demeure une circonscription où l’UMP conserve une large avance. De quoi apaiser les esprits et se tourner sereinement vers l’avenir !

Au surplus, le soutien apporté par le sénateur Masson à Aurélie Filippetti à l’occasion des prochaines élections législatives rappelle de bien mauvais souvenirs : ceux-là mêmes qui ont contribué à nous faire perdre plusieurs élections en Moselle ces dernières années. Mais je ne suis pas pour autant convaincu que ce soutien à la députée socialiste l’aidera d’une quelconque façon !

Chacun des acteurs se devrait d'adopter une attitude plus constructive et cesser de polémiquer inutilement. Que de temps et d'énergie consommés pour, en définitive, bien peu de chose.

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Débat Hénart - Masseret : question d'éthique

Publié le par Julien Freyburger

France 3 Lorraine a organisé un premier débat entre Laurent Hénart et Jean-Pierre Masseret. Celui-ci est disponible ICI sur le site de France 3.

Hormis la déception liée à l'horaire tardif de diffusion (23 h 30 !), cet échange a permis de se rendre compte de l'état d'esprit des deux têtes de liste régionales et de la qualité de leur démarche.

Pour brosser à grands traits un portrait des deux invités, les téléspectateurs ont assisté à un face-à-face entre un président sortant sûr de lui, tantôt rigolard tantôt vachard - et surtout peu enclin à dialoguer ! - et une tête de liste de l'UMP qui parlait ferme tout en étant précis et respectueux de son interlocuteur.

Une drôle de situation, en somme, une sorte de débat inversé : la concision et la précision du côté de Laurent Hénart et une certaine fébrilité chez Jean-Pierre Masseret.

Ces deux attitudes reflètent assez bien ce qui s'est passé au cours du mandat régional 2004 - 2010 : un président sortant à la tête d'une majorité hétéroclite qui, plutôt que de donner un véritable sens à l'action régionale, s'est contenté d'agir au coup par coup, sans ligne directrice.

Le seul vrai sujet largement pensé et bien travaillé, à grand renfort de crédits, fut la communication de l'institution régionale et de son président, jusqu'à l'insertion d'écrans publicitaires à son effigie sur les sites internet de grands quotidiens nationaux...

Et pendant ce temps, la Lorraine a perdu du terrain et s'est retrouvée à la traîne dans des domaines pourtant essentiels comme l'accueil des investisseurs avec un passage de la deuxième place en 2003 à la dixième aujourd'hui. Excusez du peu !

Ce débat, décidément un remake de la soirée de l'étrange, a également vu M. Masseret reprocher à Laurent Hénart un manque d'éthique, pointant du doigt un document de campagne de l'UMP qui dénonce notamment une hausse de 40% des impôts régionaux et une explosion de la dette régionale (+ 189 %).

Et pourtant, le président sortant a ensuite reconnu la véracité des données publiées par l'UMP, allant jusqu'à les assumer pleinement. Vous avez dit "éthique" ? Et toc !

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