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En politique, peu de " cadeaux " pour les plus jeunes...

Publié le par Julien Freyburger

La prise de position récente de Philippe Leroy sur la nécessité de rajeunir et de renouveler le personnel politique à l'occasion des prochaines échéances m'a semblé tout à fait digne d'intérêt et suffisamment rare de la part d'un élu de premier plan pour être soulignée.

Il faut dire que, très régulièrement, des citoyens, engagés sur le plan partisan ou non, font part de leur souhait de voir le monde politique s'ouvrir à des gens nouveaux, jeunes ou moins jeunes d'ailleurs. Des sites internet locaux, tels vivametz ou rue57, s'en font d'ailleurs ponctuellement l'écho à travers les articles publiés et les commentaires postés.

En se montrant favorables au renouveau, les " élus en place " ne prennent donc pas de grands risques puisqu'ils se retrouvent ainsi en phase avec une large majorité de leurs concitoyens. C'est, à tout le moins, ce que l'on peut percevoir autour de soi et ce qui résulte de toutes les enquêtes d'opinion.

Qu'en est-il réellement en Moselle ? Force est de constater que si le mouvement de renouvellement s'avère difficile partout, il l'est encore davantage dans notre Département. Non qu'il résulte d'un manque d'investissement de jeunes gens désireux de s'engager et de prendre des responsabilités. Leurs capacités ne sont pas plus en cause puisqu'il existe un certain nombre de compétences qui ne demandent qu'à pouvoir s'exprimer.

A dire vrai, deux raisons essentielles me paraissent devoir être mises en exergue. La première est d'une limpidité extrême : il s'agit tout bonnement de l'absence de volonté en la matière d'une bonne partie du personnel politique qui n'a pas franchement envie de voir des plus jeunes les rejoindre. C'est humain, me direz-vous. Il n'est pas neutre de relever que bien peu d'élus d'expérience ont su (et, par conséquent, voulu) faire émerger de nouvelles têtes. Quand on se met en quête d'exemples a contrario, on éprouve les plus grandes difficultés à les identifier tant ils sont rares...

La seconde raison découle directement de la première : alors que chaque personne " qui fait quelque chose " court le risque de commettre des erreurs - quel(le) élu(e) peut se targuer de ne s'être jamais trompé(e) ? - on fait généralement montre de bien peu d'indulgence à l'égard des plus jeunes. Et, malheureusement, ceux-là mêmes qui appellent de leurs voeux un renouvellement de la classe politique sont parfois les premiers à s'engouffrer dans la brèche de la critique facile, sans connaître et sans savoir vraiment. Drôle de réalité.

Alors, il faut avoir la foi chevillée au corps pour poursuivre inlassablement sa route, avec enthousiasme et aussi une bonne dose de courage ! C'est probablement le critère qui permet de distinguer une vraie passion d'un engagement plus mesuré. Il faut se rendre à l'évidence : quand on ne bénéficie pas de conditions de départ particulièrement avantageuses, l'engagement politique s'apparente d'emblée à un sacerdoce. Peut-être s'agit-il là de la meilleure préparation sans laquelle rien de grand n'est vraiment possible à l'avenir ?

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De vrais humanistes à la Fête de l'Humanité

Publié le par Julien Freyburger

Une fête, certes politique, mais une fête tout de même.
Un événement culturel, certes orienté, mais une dimension culturelle incontestable.
Un grand quotidien organisateur de cette fête politique et culturelle, certes engagé, mais un monument de la presse française.
Et un ministre de la Culture qui ne s'est pas dérobé et qui est venu à la rencontre des participants de la Fête de l'Humanité 2009.

Alors que son arrivée était prévue et avait fait l'objet d'une préparation réunissant cabinet ministériel et responsables de l'organisation, Frédéric Mitterrand s'est retrouvé sifflé et conspué sans aucune retenue par des participants dont le savoir-vivre n'est, semble-t-il, pas la première des vertus.

Tout a été dit sur ce regrettable épisode qui ne plaide pas en la faveur des fauteurs de troubles, bien au contraire. Face à l'incident, le sang-froid et la vraie correction du ministre de la Culture sont à saluer. Son comportement exemplaire est probablement la meilleure réponse possible à ce type d'agissements.

Une question simple mérite, à mes yeux, d'être posée. Les auteurs des invectives destinées à Monsieur Mitterrand (et aussi à d'autres personnalités) - qui ne sont en rien partie prenante à l'organisation de la " Fête de l'Huma " - prônent la tolérance, le respect et d'autres valeurs voisines (je l'affirme sans aucune preuve mais la présomption en la matière me paraît forte). Que ne commencent-ils à appliquer ces valeurs dans leur propre manière d'être ?

Eh oui ! La démocratie est une exigence de tous les instants... Même si d'aucuns affirment, non sans humour, que " la dictature, c'est : ferme ta gueule ! et la démocratie : cause toujours ", il n'est pas interdit de penser qu'avant même de causer, il peut être intéressant d'écouter l'autre.

Publié dans En France et Ailleurs

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Question à Diam's et aussi aux autres...

Publié le par Julien Freyburger

Hier, j'étais invité par mon frère à déjeuner. Un dimanche de fin d'été agréable et tranquille au milieu d'une activité redevenue soutenue, rentrée oblige. Les vacances sont déjà loin.

En musique de fond, les titres diffusés par la chaîne musicale Virgin 17. De quoi agrémenter l'échange sans le perturber. Changement de genre et de rythme au moment de la diffusion d'un best of de la chanteuse Diam's. Un vrai talent et un engagement à gauche sans retenue.

Tout cela ne me perturbe pas, bien au contraire. Certaines de ses oeuvres me plaisent et l'engagement politique, quel qu'il soit, suscite chez moi le respect. Question d'histoire et de parcours personnels. Une vraie passion aussi.

Au long du repas, nous avons eu droit à l'ensemble des compositions de la chanteuse "rap" que nous avons écoutées d'une oreille plutôt distraite.

Puis vinrent les paroles suivantes : "les fachos ont des flash-ball". Ce n'était pas la première fois que je les entendais mais elles m'ont marqué plus qu'à l'accoutumée. Sans doute une marque de nervosité due à la fausse bonne conscience d'une partie de la gauche dont Diam's fait partie intégrante depuis son soutien appuyé à Ségolène Royal et ses propos publics dénués d'ambiguïté et - il faut bien le dire - qui n'ont jamais souffert d'aucune nuance.

Sans se pencher ici sur les aspects techniques de cette arme "à létalité atténuée" utilisée par les forces de l'ordre, il convient de se demander si Diam's (et d'autres ! ) vivent dans la même société que le citoyen moyen.

Disons les choses sans ambages : les policiers ne sont pas des "fachos" et il est heureux qu'ils puissent se défendre et intervenir quand la situation le leur impose. Comme bien d'autres personnes, je regrette infiniment que la violence fasse partie intégrante de notre monde et que les banlieues et autres quartiers de notre Pays ne soient pas uniquement peuplés par des "enfants de choeur".

Pour assurer la protection des personnes et des biens, pour que l'ordre républicain soit le même pour tous les citoyens, il est indispensable que les forces qui le servent disposent des moyens nécessaires à leur mission et que ces derniers soient utilisés à bon escient, dans le respect des règles.

Ce propos me paraît acceptable, même aux yeux de ceux qui se prétendent, à tort ou à raison, "défenseurs des libertés". La sécurité n'est-elle pas, d'ailleurs, l'une des premières libertés ?

Publié dans En France et Ailleurs

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