Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 15:01
- Publié dans : En France et Ailleurs

Les nouvelles en provenance de New-York, ce dimanche en tout début de matinée, ont résonné comme "un coup de tonnerre", pour reprendre la formule utilisée par la patronne des socialistes Martine Aubry.

 

Le fait que Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre français et surtout directeur général du Fonds monétaire international et candidat potentiel à l'élection présidentielle de 2012, soit interpellé dans des conditions rocambolesques par les forces de l'ordre américaines alors que l'avion d'Air France dans lequel il avait pris place s'apprêtait à décoller pour Paris, est tout bonnement surréaliste.

 

Les faits qui lui sont reprochés par une employée de l'hôtel new-yorkais où il séjournait sont qualifiables, sur le plan juridique, de "crimes", et passibles d'une longue peine privative de liberté. Ce type de comportement relève davantage de la rubrique des "faits divers" que de l'actualité politique. La suspicion pesant sur les épaules de DSK et les circonstances de l'affaire paraissent issues d'un mauvais film de série B, d'un vilain rêve dont on aimerait sortir rapidement.

 

L'esprit de responsabilité commande la prudence et la décence. D'une part Dominique Strauss-Kahn n'est pour l'heure coupable d'aucun agissement délictueux, d'autre part une procédure judiciaire suit son cours. Tout commentaire déplacé sur cette regrettable situation est à proscrire tant les informations à ce sujet sont à la fois innombrables et sujettes à caution.

 

Le respect de la présomption d'innocence ne doit pas être un vain mot. Tant qu'une personne n'a pas été jugée définitivement et condamnée pour des faits avérés, elle dispose du droit fondamental de voir son innocence présumée. DSK doit en bénéficier, certes pas davantage mais pas moins non plus que tout individu mis en examen ou, selon la terminologie américaine, inculpé.

 

Nul ne sait ce qu'il adviendra à l'avenir de cette affaire, à la fois sur le plan judiciaire et sur le plan politique, même si la participation de l'ancien ministre de l'économie et des finances aux primaires du parti socialiste semble aujourd'hui compromise.

 

A ce stade, tirons collectivement un enseignement de cette actualité peu réjouissante pour la France : il faut que l'ensemble des responsables politiques et, au-delà, que chacun d'entre nous s'engage à ne pas participer d'un jeu malsain de dénonciation et de calomnie tant dans cet épisode que dans d'autres présumées "affaires", passées ou à venir.

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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 15:38
- Publié dans : En France et Ailleurs

La discussion suscitée par les déclarations de Laurent Wauquiez, brillant ministre des affaires européennes, sur le plafonnement des aides sociales et sur une contrepartie, même modique, au versement du revenu de solidarité active (RSA), a certes le mérite de placer ce sujet au coeur du débat public. Cette question intéresse et mobilise une partie significative de la population française qui "se lève tôt", pour reprendre l'expression aujourd'hui consacrée.

 

Ce préalable posé, il apparaît pourtant que si des évolutions sont certainement à envisager, cette prise de position n'intervient pas dans les meilleures conditions : d'une part, elle donne l'impression qu'une personnalité de premier plan de la majorité semble "se concentrer" sur nos concitoyens les plus modestes (ce qui n'est pas le cas) et, d'autre part, une absence de concertation gouvernementale en amont n'est jamais souhaitable si l'on veut préserver la cohérence de l'action de la majorité présidentielle.

 

Chacun en convient, la création du RSA, acte politique courageux, a été motivée par la nécessité de remédier aux défauts du revenu minimum d'insertion (RMI) qui n'a jamais rempli réellement son office c'est-à-dire favoriser l'insertion de ses bénéficiaires. Cette réforme initiée par Martin Hirsch permet d'assurer un revenu minimum à chaque citoyen tout en encourageant une reprise d'activité. Il s'agit concrètement de garantir un niveau de revenus plus important aux personnes qui travaillent. C'est une avancée que personne ne conteste vraiment, quelle que soit la sensibilité politique.

 

Qu'une contrepartie de quelques heures d'investissement dans le sens de l'intérêt général soit proposée aux bénéficiaires du "RSA socle" est probablement une piste à étudier dont il faudra bien mesurer les effets, positifs ou non. Mais c'est une démarche bien plus large qui me semble devoir être initiée, fondée sur l'esprit de responsabilité. Exiger une contrepartie au versement d'une indemnité ou d'une prestation pourrait être la règle dans une société qui a érigé le contrat comme principale source de droit.

 

Plus précisément, le "donnant-donnant" ou, selon la notion juridique appropriée, le contrat synallagmatique (se dit d'un contrat qui comporte des obligations réciproques), devrait être la norme quand de l'argent public est versé à un bénéficiaire, en dehors des situations liées au handicap ou résultant de procédures juridictionnelles, entre autres exceptions. Le champ de la discussion s'en trouverait considérablement élargi puisque seraient ainsi concernées les différentes aides dont celles versées aux agents économiques, notamment les entreprises dans le cadre d'une implantation ou d'un dispositif spécifique.

 

Soyons honnêtes : de telles possibilités ont d'ores et déjà été explorées, en matière de rénovation urbaine ou de zone franche par exemple (les entreprises intervenant dans ce cadre se doivent de faire appel à des personnes domiciliées dans les quartiers concernés). Il y a toutefois fort à parier que ce thème éclairé par l'esprit de responsabilité et la logique du contrat pourrait conduire les pouvoirs publics à se montrer plus exigeants en matière d'utilisation d'argent public. Une avancée dont les effets seraient probablement perceptibles au-delà du cadre aujourd'hui envisagé.

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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 15:37
- Publié dans : En France et Ailleurs

Difficile d'établir une synthèse à l'issue d'une telle campagne. On souhaite le changement mais on reconduit souvent les sortants, on attend une vraie proximité de la part d'élus locaux mais on est séduit par un discours national, on loue l'humanisme et la tolérance mais on assiste à une montée préoccupante des extrémismes...

 

Sur le plan électoral, tout ceci se traduit par un recul de la Majorité présidentielle, toutefois plus modéré qu'annoncé, une progression relative du Parti socialiste et un Front national vigoureux qui catalyse les mécontentements. Et surtout, une abstention massive, plus inquiétante que tous les autres enseignements de la campagne réunis.

 

En Moselle, la droite progresse et la gauche perd des positions. Ne nous y trompons pas : ce résultat est davantage dû à des situations locales et à des parcours individuels qu'à un véritable mouvement d'ensemble. Par ailleurs, les abstentionnistes sont plus nombreux qu'ailleurs, de même que les électeurs ayant choisi de voter pour un candidat de "la vague bleu marine", souvent inconnu avant le scrutin et aux abonnés absents après.

 

Ce constat sans concession n'en est pas moins objectif et source d'interrogations pour des élus locaux soucieux de bien faire, sans effets de manches particuliers, et de répondre aux questions posées à l'occasion d'un scrutin cantonal. Au-delà de cet aspect des choses, c'est toute notre société qui doit s'interroger : pourquoi un désenchantement aussi fort, pourquoi la Politique n'incarne-t-elle plus l'espoir ?

 

Ce n'est évidemment pas une question liée proprement à la droite ou à la gauche. Tant de mes concitoyens me l'ont dit que le doute n'est plus permis. L'état d'esprit qui prévaut aujourd'hui découle directement de la crise mondiale que nous traversons depuis un trop long moment. Les répercussions concrètes, dans la vie quotidienne des gens, sont autant de sujets de découragement et de colère, plus ou moins rentrée.

 

Parmi les inquiétudes partagées par le plus grand nombre, l'insécurité, dans l'acception la plus large du terme, est probablement la cause majeure de l'exaspération de nos concitoyens. Aux "incivilités" et autres agissements condamnables vient s'ajouter l'insécurité sur le plan économique et social. L'appréhension du lendemain n'est pas un vain mot mais une réalité par trop répandue.

 

Ce n'est pas de débats en tous genres dont on a besoin. Bien plus urgent, bien plus utile, le problème de l'emploi et du pouvoir d'achat figure au premier rang des préoccupations des Français.

 

Si la Politique veut retrouver ses lettres de noblesse, il lui faut s'emparer tout de suite de ces sujets prioritaires pour que des réponses positives et efficaces, aux effets perceptibles à court terme, soient trouvées. On ne s'engage pas dans la vie publique pour passer à côté des aspirations de ses concitoyens mais pour trouver une réponse adaptée aux attentes du plus grand nombre. Celles-ci sont pressantes et précises.

 

Une alternance socialiste reviendrait aujourd'hui, en l'état des débats au sein de l'opposition, à poser un cautère sur une jambe de bois. L'espoir n'est pas de ce côté-là et beaucoup le savent. En revanche, si la majorité présidentielle ne parvenait pas à fournir les efforts nécessaires, exceptionnels par leur ampleur, à une amélioration de la situation qui serait rapidement et positivement ressentie par les Français, nous irions au devant de grandes désillusions et la République en souffrirait. Alors, n'hésitons pas à tout imaginer, à tout envisager pour que le désenchantement d'aujourd'hui ne soit plus qu'un mauvais souvenir demain. 

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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 11:18
- Publié dans : Autour de Metz

Sur son site de campagne, M. Terrier me met en cause de façon indigne parce que je n’appellerais pas mes électeurs à voter pour lui. Or, j’ai indiqué que je croyais en l’esprit de responsabilité de chacun et que je voterai pour lui, même si cela lui fait mal !

 

Après les multiples agressions et attaques dont j’ai été la cible de la part du camp socialiste local, je pense avoir un certain mérite de revendiquer cette position. La défense de la République impose de dépasser ces considérations.

 

Le candidat socialiste a une attitude tellement sectaire et haineuse à mon égard que, contrairement aux autres candidats du PS, il ne respecte même pas la trêve républicaine pourtant unanimement suivie. C’est irresponsable et désolant.

 

J’aurais apprécié que M. Terrier consacre quelques-unes de ses critiques au Front national. Il ne l’a jamais fait jusqu’à présent, préférant se concentrer sur ma candidature de manière obsessionnelle et irrationnelle.

 

Il ne faut pas avoir la mémoire courte : lors des législatives de 97 dans la 1ère circonscription, une triangulaire avec le Front national a eu lieu. M. Terrier, arrivé derrière M. Grosdidier, ne s’était pourtant pas désisté en sa faveur ! Certains grands donneurs de leçons feraient bien de se les appliquer à eux-mêmes.

 

Je regrette de ne pas avoir un adversaire socialiste plus respectueux des principes et des personnes. Pour autant, je réaffirme mon choix de défendre, malgré l’attitude sectaire heureusement très isolée du candidat socialiste dans mon canton, les valeurs de la République.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 17:58
- Publié dans : Autour de Metz

A l’issue du 1er tour de scrutin, je remercie chaleureusement les 1 588 électeurs du canton de Maizières-lès-Metz qui ont fait le choix de voter pour ma suppléante Marie Mathis et moi-même.

 

19,74 % des voix m’encouragent à poursuivre mon action dans la durée même si j’avais la volonté de défendre mes idées au 2nd tour de scrutin. J’étais en effet le seul candidat à poser un cadre cohérent relatif à l’action locale que devrait avoir un conseiller général soucieux d’accomplir son travail dans des conditions respectueuses de ses administrés et des compétences du Conseil général.

 

Je déplore vivement la façon dont d’autres candidats ont mené leur campagne. Ils se sont exclusivement tournés vers des sujets nationaux, en ne faisant presque aucun effort en termes d’imagination et d’investissement au service du canton de Maizières-lès-Metz. Leurs attaques étaient en grande partie tournées contre ma candidature.

 

Je déplore encore plus la manière dont le conseiller général sortant a rempli son mandat : absence régulière et aucune implication véritable dans le cœur de métier de l’élu départemental.

 

Enjeux locaux ou clivages nationaux : les électeurs ont majoritairement choisi la deuxième proposition. Je prends acte des choix effectués par le plus grand nombre.

 

Dans la perspective du 2nd tour, je ne souhaite donner aucune consigne aux électeurs qui m’ont apporté leur soutien car je ne suis propriétaire d’aucune voix et je crois en l’esprit de responsabilité de chacun.

 

A titre personnel, je ferai le choix des valeurs de la République, conformément à l’engagement qui est le mien depuis mon plus jeune âge.

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