Julien Freyburger













Conseiller municipal
de Maizières-lès-Metz
Chef de file de l'opposition

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Voici une des nombreuses photos prises au cours de l'assemblée générale de Maizières Ensemble qui s'est tenue récemment dans nos locaux.
En un mot, avant de revenir prochainement sur des sujets municipaux importants, je voudrais dire : "merci" à toutes les personnes qui participent à nos travaux, celles qui ont pu être présentes ce jour-là et celles, bien plus nombreuses encore, qui nous accompagnent au quotidien.

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 18:26
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Martine Aubry était hier l'invitée d'Arlette Chabot dans l'émission A vous de juger sur France 2. Au détour d'une question sur la baisse de la T.V.A. dans la restauration, la Première Secrétaire du PS a tenu des propos extrêmement durs à l'égard de cette profession, en condamnant sans autre forme de procès l'ensemble de ses représentants.

Le fait qu'une personnalité politique de premier plan s'exprime de cette façon m'a profondément choqué, pour deux raisons au moins.

La première tient à l'absence de nuance du propos tenu par la "dame des 35 heures" : il est inconcevable de jeter l'anathème sur tous les représentants d'une profession qui contribue grandement à l'économie de notre pays et qui, tout en travaillant beaucoup, a déjà subi de plein fouet les effets des lois Aubry sur la réduction du temps de travail. Cette attitude confine à l'acharnement.

La seconde raison est plus importante encore. Alors que nous traversons encore une période de crise économique sans précédent, il est dangereux voire suicidaire de critiquer de la sorte un pan entier de l'économie française en le reléguant au rang de simple exécutant des décisions gouvernementales. Certes, les effets attendus sur les prix pratiqués ne sont pas à la hauteur de ce que les pouvoirs publics et les clients pouvaient en attendre. Certes, des efforts significatifs doivent encore être fournis. Chacun en convient, à commencer par de nombreux professionnels de la restauration.

Mais, de grâce, agissons et exprimons les points de vue dans un esprit de responsabilité en évitant amalgames et condamnations par trop péremptoires. Ce n'est pas digne d'un débat public de qualité. Plus grave encore, cela démontre qu'au sein de l'appareil socialiste on ne se débarrasse pas facilement de ses mauvaises habitudes.
Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 11:00
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L'Association des Maires de France (AMF) est une institution éminemment respectable et utile créée en 1907 qui regroupe de nombreux maires, issus d'horizons très différents. Elle a pour objets, entre autres, la défense des libertés locales et l'appui aux élus. Le rôle de cette grande organisation républicaine est primordial et contribue au bon fonctionnement de nos institutions.

Le Congrès des Maires de France et des Présidents de Communautés se déroule ces jours-ci au parc des expositions de la Porte de Versailles. Je m'y suis rendu hier, l'occasion de suivre avec intérêt plusieurs interventions, dont celle du Premier ministre François Fillon.

Au moment de la présentation du rapport d'activité de l'Association, le Secrétaire général de l'AMF, le socialiste André Laignel, candidat malheureux à la présidence lors du dernier renouvellement des instances de l'organisation, s'est livré à une attaque disproportionnée et inopportune du Gouvernement, sans la nécessaire retenue qui sied à un tel événement.

Quelle ne fut en effet pas ma surprise quand l'orateur, dont l'intervention précédait de peu l'arrivée du Chef du Gouvernement, décida de mettre de côté le rapport censé être présenté aux participants pour se concentrer sur ses critiques à l'égard du projet de réforme des collectivités territoriales !

Il n'est heureusement pas interdit de faire part de désaccords avec l'exécutif - au contraire - et de développer sa propre argumentation en séance plénière mais de là à transformer une intervention statutaire en discours outrageusement partisan devant une assemblée composée d'élus de toutes sensibilités, il y a un pas qui n'aurait pas dû être franchi.

Se muant en chauffeur de salle désireux de préparer et de favoriser un accueil détestable au Premier ministre, Monsieur Laignel, déjà célèbre pour sa fameuse formule proclamée à l'Assemblée Nationale à l'endroit de l'opposition parlementaire sous le premier septennat du Président Mitterrand : " vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire ", n'a pas faibli un seul instant hier, une gestuelle particulièrement explicite faisant suite à son propos par trop partisan.

Tout ceci a été mené de concert avec des militants (élus ?) socialistes venus tout spécialement pour déstabiliser François Fillon qui, par sa maîtrise du sujet et son sens aigu des responsabilités, est parvenu à surmonter la cabale menée contre lui pour finalement exposer ses idées devant les très nombreux maires et élus locaux légitimement préoccupés par le devenir de leurs collectivités.

Or, il ne faut pas mélanger les genres car le risque est grand d'abîmer des institutions comme l'AMF qui participent du bon fonctionnement de notre démocratie. Le débat est légitime mais il me paraît particulièrement hasardeux et condamnable de dévoyer le rendez-vous annuel des Maires de France dans un but purement et simplement politicien.
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 14:56
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Une date importante, deux anniversaires et une question fondamentale.
Le mur de Berlin est tombé il y a vingt ans, le Général de Gaulle est mort il y a 39 ans : que signifie "être Français" aujourd'hui ?

Quel est le lien entre ces trois éléments dont l'actualité est redoutable ?

La chute du mur a permis la réunification de notre grand voisin, démembré par l'Histoire. Cet événement symbolise, dans l'inconscient collectif, la Liberté, celle des peuples et aussi celle des individus, le franchissement d'une frontière qui permet le passage d'une époque à une autre.

La mort du Général de Gaulle a marqué à sa manière un changement d'époque. Les années soixante furent celles de la généralisation du progrès favorisée par l'Homme du 18 juin. La France moderne était née et la crise couvait déjà. Avec le Général, politique et histoire se confondaient : il était entré dans l'Histoire avant de s'engager dans la vie publique. Le mouvement inverse se produisit avec l'ensemble de ses successeurs à l'Elysée. Question d'époque, de tempérament aussi.

Ces événements, aussi différents soient-ils, ne peuvent manquer de nourrir notre réflexion sur le contenu et le sens contemporains du mot " Français ". Parce qu'ils sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas le centre d'un monde qui, pour autant, ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui sans la France. Parce qu'être Français en 2009 octroie des droits et impose des devoirs qui, de temps à autre, sont quelque peu oubliés.

Bien sûr, le débat sur l'identité nationale initié par le gouvernement paraît suspect, aux yeux de certains, soit qu'il trouve sa justification dans des arrière-pensées d'ordre électoral (et comme nous sommes très régulièrement appelés aux urnes... ), soit qu'il fasse l'objet de procès en tous genres dont la diversité témoigne du manque de pertinence.

Car vingt ans après la chute du mur de Berlin et bientôt quarante ans après le départ du Général de Gaulle, être Français doit avoir une résonance particulière. Il me semble que le " vivre ensemble " doit découler d'une volonté dont la manifestation a vocation à être exprimée régulièrement.

Ce n'est pas une question liée à l'origine ou à la culture familiale, ce n'est pas une question d'antériorité et encore moins de capacité intellectuelle ou pécuniaire. C'est une volonté, un désir.

Et il n'est pas inutile, dans le tumulte des bouleversements du monde, de savoir ce que l'on veut et où l'on va.
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 10:25
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Au coeur d'une conjoncture politique délicate pour le parti socialiste, plusieurs élus issus de ses rangs se sont emparés du thème de l'immigration à l'occasion de l'expulsion de trois Afghans du territoire national. Ainsi, la Députée de la huitième circonscription de la Moselle, Aurélie Filippetti, parle-t-elle d'une " politique de l'immigration inhumaine ".

Or, force est de constater que les règles applicables en la matière sont respectées, qu'elles soient de nature législative ou réglementaire. Les voies de recours juridictionnelles sont naturellement ouvertes aux personnes qui font l'objet d'une procédure d'expulsion, assistées en cela par plusieurs associations militantes reconnues. Et l'on pourrait aussi aborder le sujet de l'aide au retour dans le pays d'origine, à la fois matérielle et humaine. Le modèle français n'est peut-être pas la panacée mais il me paraît hasardeux et injuste de le qualifier d'inhumain.

Bien sûr, nos consciences sont heurtées par la situation que connaît l'Afghanistan, pays en état de guerre permanent. Néanmoins, l'épouvantable régime des talibans n'y a plus cours aujourd'hui et des élections s'y sont déroulées très récemment. Par ailleurs, les trois personnes ayant fait l'objet d'une mesure d'expulsion sont originaires de Kaboul, zone la moins affectée par les troubles et autres actes de guerre. Ne soyons pas candides pour autant : le danger est omniprésent, à des degrés divers.

Trois éléments me paraissent devoir être soulignés.

En premier lieu, la France a procédé à des expulsions sous le gouvernement Jospin, au moment même où le pouvoir taliban semait une terreur absolue dans ce pays.

En second lieu, le respect des règles et des procédures est consubstantiel de l'Etat de Droit qui, nul ne le conteste, est une réalité en France. L'application de la Loi permet en outre de déstabiliser les filières entretenues par des passeurs peu scrupuleux, véritables criminels des temps modernes.

Enfin, on ne fait pas de la politique sur la base de bons sentiments. Je comprends la gêne éprouvée par certains mais la responsabilité que confère la direction des affaires publiques ne permet pas de céder en toutes circonstances.

L'immigration est l'un des sujets les plus prégnants de nos sociétés contemporaines. Un consensus existe quant à la nécessité de définir une politique européenne rassemblant l'ensemble des Etats de notre continent. Un immense chantier à poursuivre dès maintenant.

Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 16:52
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